Samedi 12 février 2011
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Martine Viala et Claude Goulois ont décidé de retourner en Mongolie, deux ans après leur premier voyage chez les éleveurs de yacks, de chevaux, de chèvres et de moutons, préférant consacrer plus
de temps dans chaque famille.
Sylvain, de Horseback adventure a été mis à contribution pour contacter les familles d'éleveurs, deux que nous connaissions déjà, les dashdendov et les Sagaana et un éleveur de chevaux : Dumbé,
avec qui nous avons tout de suite sympathisé.
Nous avons également choisit d'avoir la même guide interprète (indispensable) Eeigii, jeune femme dynamique, cultivée et qui connait bien les usages et traditions des nomades et le même chauffeur
Naidam, parfait pisteur et bon mécano, capable de passer par les chemins les plus improbables.
Après un passage d'une nuit à Karakorum, chez Charva, et le ravitaillement nécessaire à notre séjour dans la steppe, nous voilà en route pour la première destination, dans l'Arkangaï chez les
éleveurs de chevaux les Dembé.
Tout au long des pistes, suite à un "ZUD" (catastrophe naturelle) particulièrement meurtrier pour le bétail, les cheptels ont perdu plus de 70% des bêtes, des carcasses d'animaux s'accumulent sur
le bords des pistes. Des photos dans l'album Mongolie 2010, lors de notre voyage de 2008 les animaux morts étaient rares et souvent des vieilles bêtes ou des très jeunes, dévorées par les loups.
Là ce n'est pas le cas, mêmes les vautours n'arrivent pas à bout tant il y a de charognes.
Le dernier éleveur (de yacks) chez qui nous avons séjourné à perdu la quasi totalité de son troupeau. C'est une réalité qui remet en perspective la vision un peu romantique que l'on a de la vie
des nomades mongoles.
Donc nous sommes en route, en pleine période de transumance, passage du campement d'hiver à celui d'été, parfois à quelques kilomètres parfois beaucoup plus éloigné. Des camions enlisés, à cause
des pluies et de la fonte des neige qui gonfle les rivières, nous avons dû effectuer un détour de 300 Km à cause d'une rivière débordande qui a submergé tous les gués, nous obligeant à rechercher
un pont loin en amont.
Arrivée chez les Dumbé, Soddho la mère nous accueille avec gentillesse et curiosité, elle passera toutes les soirées à discuter jusqu'à tard dans la nuit, nous interrogeant sur la vie en France,
sur les pays que nous avons visités...
Cuisinière hors paire, Martine et elle se sont tout de suite entendues (photos dans la yourte cuisine).
Les mongoles adorent chanter et les repas en famille se terminent parfois par des chansons. Une mémé de 80 ans nous a fait l'honneur de chanter des chants traditionnels.
La deuxième famille, les Dashdendov, a été l'occasion de vivre l'installation du campement, peinture des bois, fabrication des treillis, installation des yourtes, Martine Viala a
photographié les différents moments. Monsieur Dashdendov nous a emmené sur un lieu chamanique où, avec sa famille, ils ont tenté de faire face au "zud" et à d'autres soucis de santé. Nous avions
amené des photos prises lors de notre passage en 2008, ce qui a été l'occasion de rire et de discuter.
La troisième famille, les Sagaana que nous connaissons, nous retrouvons les enfants Altan Tsegseg la fille (14 ans) et Altan Gerel le fils (7 ans) un troisième enfant est né entre temps Altan
Charal. Nous aimons beaucoup les Sagaana, le "zud" les a particulièrement touché les frères de Sagaana se sont regroupés pour mettre en commun leurs troupeaux. Profitant du 4x4 de Naidam pour
collecter les bouses séchées de yacks, indispensables pour alimenter les poëles dans la région des huit lacs où le bois est très rare.
Un des frères de Sagaana nous a invité à une cérémonie particulière, les filles qui atteignent 14 ans sont tondues pour marquer le passage de l'enfance à l'âge adulte.
L'album Mongolie 2010 montre ces moments extraordinaires.